Les rencontres d’Arles #2 Les Prix découverte
Salut à tous !
Pour ceux qui l’ignoraient encore, Arles, belle petite ville des Bouches du Rhône, accueille durant tout l’été un grand festival de photographie.
Une cinquantaine d’expositions y font découvrir des photographes du monde entier, avec comme thème cette année « Une école française ».
En effet, cette 43ème édition des rencontres d’Arles est dédiée aux 30 ans de l’ENSP, l’École Nationale Supérieure de la Photographie de Arles, une des plus prestigieuses en France !
J’ai eu la chance de me rendre sur place pendant la semaine d’ouverture, grâce à une accréditation presse, pour vous faire découvrir les événements les plus marquants de cette édition !
Et pour ce nouvel article je vais vous présenter une sélection des Prix découverte de cette édition. Le prix Découverte récompense un photographe ou un artiste utilisant la photographie et dont le travail a été récemment découvert ou mérite de l’être.
II/ Les Prix découverte
Et je commence cet article avec mon coup de cœur des Prix découverte, il s’agit de Lucas Foglia. Lucas est un jeune photographe né en 1983 à Long Island, il vit et travaille aujourd’hui à San Francisco.
L’artiste grandit dans une petite ferme familiale non loin de New York, et très vite il s’attache à cette Amérique rurale, cette Amérique profonde où la vie sauvage et la culture se rencontrent. C’est ce qui plus tard le mènera à photographier cette vision des Etats-Unis : des individus marginaux dans le sud-est rural de son pays.
Diplômé de Yale School of Art, il expose très jeune son travail photographique dans le monde entier, mais c’est entre 2006 et 2010 que Lucas Foglia entreprend un voyage afin de rencontrer ces communautés rurales créées par des personnes qui ont fui les villes pour un retour un peu radical à la nature.
Je vous propose une petite sélection de son sublime travail:
Acorn with Possum Stew, Wildroots Homestead, North Carolina
Patrick and Anakeesta, Tennessee
Desk, Sassafras Community, Tennessee
Rita and Cora Aiming, Tennessee
Et le site du photographe
Je poursuis maintenant cet article avec une photographe tout aussi exceptionnelle, Nelli Palomäki. Cette photographe de 31 ans est née à Forssa, Finlande, et c’est toujours en Finlande quelle exerce son métier. Nelli étudie au London College of Communication, en option photographie, et c’est lors de ces études que la photographe se lie d’une passion pour le portrait » Le portrait est une manière désespérée de rester en contact avec des individus qui, même lorsqu’ils me sont inconnus, me demeurent ainsi familiers. C’est ma manière de conserver un condensé de cette personne, de l’embaumer « .
Et cette année à Arles, Nelli Palomäki nous propose une exposition nommé As Time Consumes Us. Il s’agit là d‘une série de portraits pris en Finlande, dans lesquels elles tente de saisir l’intensité du moment partagé avec le sujet qui domine le portrait, ce moment si fugace, un éclat de temps que le photographe traite ici en noir et blanc pour offrir des photographies belles et poignantes.
En voici une sélection :
Viola and Elsa at 10 and 9, 2009
Et voici le site de la photographe
Et pour finir cet article, je vous présente Eva Stenram, une photographe née en 1976 à Stockholm, qui vit et travaille aujourd’hui à Londres. Eva Stenram a étudié à la Slade School of Fine Art et au Royal College of Art à Londres. Très vite elle s’intéresse à la manipulation de l’image, qui selon elle permet d’explorer la photographie en tant que réceptacle de fluctuations, d’instabilité et de mutations.
La photographe a donc pour but de détourner les codes des genres photographiques usuels. Et c’est ce qu’elle fait à merveille dans sa série de photo exposée à Arles cette année, intitulé Drape.
Pour cette exposition, Eva Stenram s’attaque à la pornographie en réutilisant d’anciennes photo de pin-up sur lesquelles elle déploie des rideaux au point de voiler en partie ces femmes, afin d’attirer notre regard sur l’arrière plan, de troubler la curiosité et le désir inhérents à l’acte de regarder.
Nous retrouvons dans cette série une superbe utilisation de l’esthétique du collage, remettant en cause la représentation classique de la réalité.
Voici une sélection de travail de cette photographe :
Et bien-sûr, le site de l’artiste
Pour terminer, je vous propose une sélection d’autres excellents photographes ayant reçu le Prix découverte d’Arles cette année !
Hannah Whitaker / Zanele Muholi / Osamu James Nakagawa / Jonathan Torgovnik / Anni Leppälä / Nadege Mériau / Regine Petersen / Sam Falls
J’espère que cet article vous aura plu, on se retrouve la semaine prochaine pour la troisième partie.




















Superbe ces photos, j’aime beaucoup les 2 premiers ! =)
Très jolie sélection, et puis c’est bien écrit aussi
. Ma préférence va au premier photographe =)