Interview: Nathan Jurevicius
Nathan Jurevicius est un graphiste freelance australien, maintenant basé au Canada spécialisé dans l’illustration et la création de personnages cartoon. Il s’est révélé au grand public avec la création de son personnage Scarygirl, qu’il a depuis, adapté en jeu vidéo.
Nathan a eu la gentillesse de répondre à quelques unes de mes questions:

- Comment es tu entré dans le monde de l’art ? Je suppose que tu dessines depuis très longtemps, mais t’étais-tu attendu à devenir graphiste professionnel ?
- Oui en effet, je dessine depuis longtemps. Mon père est potier et professeur d’art, il m’a très tôt initié à plusieurs techniques. Je voulais devenir illustrateur de journaux et je me suis toujours dis que j’embrasserai une carrière artistique, peu importe comment. J’ai étudié l’art et le design à l’université en Australie et j’ai eu la chance de me faire remarquer par des éditeurs qui m’ont fait participer à de nombreux projets. Les choses ont vraiment commencé à marcher quand je me suis ouvert au design et à l’animation par ordinateur, ce qui a pu éventuellement mener à l’univers de Scarygirl.

- As-tu une méthode particulière pour créer, ou te laisses-tu simplement guider par l’inspiration ?
- Je construis beaucoup de mes projets et de mes concepts autour d’une histoire que j’invente. J’aime voir comment tout un univers peut être élaboré autour d’un personnage ou d’un environnement. Je me concentre vraiment là-dessus pour tous mes travaux.
- Les animaux sont omniprésents dans une grande partie de tes travaux. Pourquoi une telle fascination ?
- Cela vient sans doute de mes racines lituaniennes et de mon affection pour les contes. Les animaux présentent beaucoup d’émotions et de caractéristiques propres aux humains, mais dans une forme plus brute. C’est donc un très bon point de départ quand je décide de l’apparence des personnages et des mondes que je crée.

- Scarygirl est sorti il y a à peu près deux ans. C’était un projet vraiment énorme. Est ce que tu travailles seul ou avec une équipe de graphistes pour concevoir des choses comme celles-ci ? Et en général ?
- Scarygirl, en tant que jeu, a été conçu il y a 11 ans environ mais a été mis en attente à cause de problèmes de financement. Ça n’était pas plus mal, vu que j’ai pu me concentrer sur les toys et les expositions durant cette période. Il y a deux ans, nous avons eu l’opportunité de former une petite équipe (4 personnes) pour finir le jeu et le mettre en ligne. Ça a été une grosse somme de travail, mais ça valait le coup. Actuellement on bosse sur un jeu Playstation et Xbox en ligne.
Depuis, l’équipe s’est un peu agrandie (6 personnes) mais nous restons indépendants. Pour la plupart de mes travaux personnels j’essaie de rester seul, mais pour les projets de plus grande envergure je forme toujours une équipe (le film Scarygirl -qui est pour le moment en développement- va demander une grosse équipe quand nous allons entrer en phase de production. Heureusement que notre réalisatrice géniale, Sophie Byrne, s’occupe de tout ça).

- Le jeu en ligne Scarygirl a eu beaucoup de succès, tu as d’autres projets maintenant ? Comment vois tu ton futur ?
- Je travaille encore sur beaucoup de projets autour de l’univers de Scarygirl, un nouveau jeu et un film par exemple. Il y a un nouveau jeu online sur lequel je bosse avec ABC en Australie qui associe en quelque sorte ma fascination pour les hiboux, la culture lituanienne et les contes populaires.

- J’ai vu que tu avais vendu l’un de tes toys à Robin William en personne, est-ce que tu as d’autres anecdotes amusantes de ta carrière à nous raconter ?
- Il y en a tellement, c’est dur de choisir…Tout récemment, j’ai fait une séance de dédicace à New York pour le Kidrobot Dunny et un petit garçon a attendu plus de 3 heures dans la file pour que je le lui signe son jouet. C’était la dernière personne, et quand il m’a montré le toy à signer ce n’était pas l’un des miens (il l’ignorait). Je n’ai pas eu le courage de lui dire que je n’en étais pas l’auteur; je lui ai juste souri et signé.

- Un conseil que tu pourrais donner aux graphistes en herbe ?
- Ne vous arrêtez jamais de dessiner et restez ouverts à toutes les opportunités. La vie peut vous mener dans des directions surprenantes.
Et buvez du thé vert !













C’est frais ça !
Wahhh je connaissais pas cet artiste…j’aime beaucoup ce qu’il fait dit-donc !!!
Très bonne interview, très bonne première Odc. Félicitation !
Cool cette interview
Sympathique, je ne connaissais pas.
Thx ODC
Vraiment cool l’interview, beau travail et belle trouvaille Odc ! J’aime bien son style, c’est vrai que c’est rafraichissant. Sinon faut le faire, racine lithuanienne, être australien et habiter au Canada maintenant…
En tout cas c’est bien cool, j’espère qu’on aura d’autres belles surprises comme ça sur le blog
Beau boulot ODC, interview intéressante !!!
Ça ne m’étonne pas du tout que tu t’intéresse à ce genre de créations plutôt originales comme dit Gen.
En tout cas c’est coloré et ça change de l’ordinaire
* Euh t’intéresses… Moi aussi Gen
(originales*)
Bon article D’Odécé ^^.
, et ses créations comment dire, rafraichissantes !
J’aime beaucoup les réponses de Nathan Jurevicius qui sont plutôt originale
Super interview john.
Je précise qu’odc nous a traduit ca de l’anglais et a interviewé le monsieur dans la meme langue
Je n’ai fais que mon devoir, efficacité, rapidité.. c’est tout moi ca !